dimecres, 30 d’abril de 2014

Entrevista amb el pare Duval






Entrevista de Claude Goure al pare Aimé Duval apareguda a "Panorama aujourd'hui"  N° 180, març de 1984, molt poc abans de la seva mort el 30 d'abril de 1984.



Il avait disparu celui qui chantait: Qu'est-ce que j'ai dans ma petite tête, le Ciel est rouge, Rue des Longues-Haies... Des succès qui ont fait le tour du monde et qui continuent de courir sur les lèvres, car le père Duval avait su créer une véritable chanson populaire d'inspiration religieuse. Il avait disparu... Ou plutôt il avait sombré au fil d'un voyage au bout de la nuit. Un voyage dont il est revenu et qu'il a raconté dans un livre et qu'il reprend, ici, pour nous. Avec émotion, passion, tendresse...


Pourquoi un jour, on se décide à raconter un voyage au bout de la nuit?

Je le devais à tous ceux qui m'ont fait confiance lorsque je chantais Jésus-Christ et qui avaient le droit de savoir ce que j'étais devenu.
Mais je le devais surtout aux alcooliques. Quand je ne l'étais pas moi-même, quand la maladie ne s'était pas encore déclenchée chez moi, je passais à côté d'eux avec indifférence. Je ne avais pas ce que c'était! Mais quand je suis devenu alcoolique à mon tour, j'ai découvert que c'était effroyable, pire que tout ce que l'on peut imaginer. Et quand j'ai appris que nous étions 13% en France - plus de 6 millions! -, la révolte est montée en moi. Une colère que je n'ai pu maîtriser.

Une colère contre qui?

Contre la conspiration du silence! On se tait tandis que 6 millions d'hommes et de femmes " bousillent " leur famille, se retrouvent en taule ou meurent dans le désespoir. Inadmissible! Puisque j'étais passé par là, il fallait que je parle. J'aurais tout risqué pour ça. Tout, tout, tout... Même mon maintien dans la Compagnie de Jésus : si mon Supérieur m'avait interdit de public, je partais... Une exigence intérieure. Une justice à ceux qui souffrent de l'alcoolisme. Les conjoints, les enfants... Et les alcooliques eux-mêmes: à la fois coupables et victimes...

Il fallait avoir ce courage!

Je n'ai pas eu de courage. Ça s'est imposé! J'ai dit à mes supérieurs: "Je sors un livre sur mon alcoolisme!" Ils m'ont répondu: "Très bien!" J'ai pu tout dire. Et ils ont tout accepté. Du coup, j'en ai oublié les imbéciles sur qui j'étais tombé jadis. Chapeau, la Compagnie de Jésus!

Ce livre, vous l'avez dicté, au magnétophone, au volant de votre voiture...

Parce que je parle plus facilement que je n'écris.

Mais pourquoi dans votre voiture? Vous auriez pu parler aussi, ici, dans votre chambre!

La voiture représente pour moi une double réalité spirituelle. Un lien. Mais aussi un moyen de fuir. Comme l'alcool...
J'ai choisi la nuit aussi pour parler. La nuit on voit la route, seulement on ne voit pas le monde. Ce monde que je n'aimais plus à la fin... Mais maintenant, j'ai retrouvé une vitalité formidable. Plus forte encore que celle qui m'a fait faire 2 millions de kilomètres dans 40 pays du monde, avec mes chansons.

Justement, parlons un peu des chansons et du foudroyant succès que vous avez connu il y a vingt-cinq ans: l'Olympia, des millions de disques, des récitals dans le monde entier, des foules de 30 000 personnes à Londres, à Berlin... Qu'est-ce qui s'est passé soudain entre le public et vous?

Je ne sais pas. J'avais écrit ces chansons, à partir de ce que je vivais. Je suis seulement un petit bonhomme, mais j'aime Jésus-Christ et il s'est trouvé que ces chansons que j'avais faites pour "Monsieur Jésus-Christ" ont plu aux gens. Voilà tout. D'abord dans les bistrots où j'allais comme missionnaire populaire et où j'ai commencé à les chanter.

Ça a commencé comme ça?

Comme ça. Dans les bistrots. Et puis, soudain, ce fut cette explosion tout à fait extraordinaire. Parce que, je crois, les gens ont eu envie d'entendre parler de Jésus-Christ.

Mais quand une telle popularité vous tombe dessus, comment supporte-t-on?

Je suis passé au travers... Tellement de choses pratiques prenaient tout mon temps. Entretenir ma voiture. Prévoir les voyages. Penser au passeport. Acheter un plan de la ville. Faire une visite de courtoisie à l'évêque et au maire. Supporter la jalousie de quelques collègues. Donner de l'argent aux quémandeurs. Engueuler un escroc. Supporter à la limite de mes forces la vie chagrinée des pauvres, des malades, des déprimés, des prisonniers... Trouver le temps de finir une chanson. Répondre au courrier... Des millions de lettres dont j'ai encore des caisses entières. Lettres amicales, émouvantes, implorantes, questionneuses, encourageantes. Rarement des lettres méchantes, anonymes, injustes, sectaires et bête à pleurer. Et je pleurais en effet. Sensibilité anormalement vive. En ce temps-là, j'étais sensible aux critiques injustifiées. La méchanceté et la malhonnêteté existaient et ni mon père ni ma mère, paysans courageux et fiers, ne m'avaient préparé à les supporter...

C'est comme ça qu'est venu l'alcoolisme?

La fatigue est une des conditions de sa venue. Mais finalement, ce n'est ni la fatigue des concerts ni la bêtise de que quelques-uns qui m'ont fait boire. Ni la solitude affective, comme on le dit souvent... Rien non plus, ne me prédisposait à devenir alcoolique. Enfant, j'avais été aimé, et mes parents ne m'ont pas donné un cœur de lâche. Les raisons sont donc ailleurs...

Découvrons ces raisons précisément. Vous dites toute la vérité sur l'alcool, père Duval... Y compris celle-ci: "Le vin m'a aidé aussi à faire mes chansons..."

...Il leur a donné leur coloration de nostalgie, ou de colère, de fatigue ou d'attente du ciel. Pour sentir la maladie du temps, pour éprouver la douceur du monde futur où l'on s'aimera, et pour crier que ce hiatus me fait mal, l'alcool m'a aidé, je le reconnais et je ne regrette rien.
Comprenez bien cela... Il y a deux phases dans la maladie alcoolique. Une période de vin heureux d'abord. Tous les alcooliques passent par elle. Je me souviens, par exemple, de cette merveilleuse rencontre à Madagascar. Un de mes très bons amis jésuite, missionnaire là-bas, m'avait demandé de lui procurer une jeep et du fer à béton. Ce que j'avais fait, en profitant pour aller lui rendre visite. Il m'attendait dans sa cahute de branches et nous bûmes ce jour là, avec les larmes aux yeux, les verres de l'amitié et des retrouvailles après tant d'années...

Le vin était bon...

Ah! Oui... Pour tout ce que nous y mettions. Le vin accompagnait ainsi toutes mes joies: de l'esprit, du cœur...

De la création?

Évidemment... J'étais ici, à cette table où vous me voyez. A l'époque ce n'était pas du vin, trop fort pour créer, que je buvais, mais de la bière de table que j'allais prendre dans l'armoire au rez-de-chaussée. D'abord une bouteille, puis deux, puis trois...

L'alcool vous aidait.

Oui. Il forçait les portes du silence, faisait venir le chant et me donnait le courage de chanter. Je le bénis. Et je continuerai de le bénir au Ciel lorsque je verrai Jésus-Christ. Après lui avoir dit " Bonjour, monsieur Notre Seigneur Jésus-Christ ", je lui demanderai: " Que buvons-nous?" Il comprendra, Lui qui a de l'humour, qui a commencé sa vie publique au banquet de Cana et qui l'a achevée par le repas de la Cène.

Mais le temps du vin heureux ne dure pas!

Hélas! Au début, l'alcool stimule tout ce qu'il y a de bon en nous: l'amitié, la faim de justice, l'écoute, la création... Le malheur, c'est que l'on passe insensiblement de cette étape heureuse à la suivante, désolée et tragique.

Sans se rendre compte, dites-vous: "Cette maladie alcoolique, je ne l'ai pas vue venir..."

C'est vrai. Je n'en ai pas du tout été conscient. Du tout...

Même quand vous avez été malade et que vous avez été hospitalisé?

A Cologne par exemple, pour ma pancréatite?

Oui...

Pas du tout. Je mettais ça sur le compte de la fatigue. L'idée ne me venait pas, étant donné le peu que je buvais, que ces malaises puissent venir de là.

Tous les alcooliques sont comme ça?

Les autres alcooliques sont prévenus beaucoup plus tôt, parce que, avec eux, les médecins ne prennent généralement pas de gants. Moi, j'étais le père Duval, alors on ménageait un peu ma réputation...
L'alcoolique marié, sa femme le voit boire, elle pleure et le sermonne: il ne s'arrête pas, mais il sait que sa maladie fait problème. Moi, j'étais en voyage et personne ne me criait: "Casse-cou." Mais enfin, direz-vous les gens devaient bien s'en rendre compte pendant vos récitals? Pas du tout. Je n'ai jamais été soûl. Jamais. Et toute la journée qui précédait le récital, je ne buvais pas.

Pourquoi?

Pour être on pleine possession de moi-même. J'étais d'une conscience professionnelle scrupuleuse. Que l'on soit curé, pilote d'avion ou ouvrier d'usine, la conscience professionnelle c'est ce qui s'en va en dernier. Après la santé, après la joie... Quand elle s'en va, c'est que la mort est proche... Ou que l'on va se soigner.

Le père Duval s'est tu. Il est allé prendre sa guitare posée sur son lit, en a tiré quelques accords avant de reprendre en jetant un regard sur sa chambre.

Vous avez tout ici... J'étais assis à ce bureau, les bouteilles, là à côté de moi; en face le lavabo où j'allais vomir et me regarder dans la glace. Tout me revient comme si c'était hier. Je descends l'escalier vers minuit avec des pas de chat. Treize ans après, je me souviens que la dernière marche avant le palier grinçait et je devais l'enjamber pour n'éveiller personne... J'ouvre la bouteille de vin, en tenant fortement le bouchon pour qu'il ne couine pas. Je bois au goulot. Je referme le placard. Je fais cinq pas dans le couloir pour remonter. Mais... je retourne au placard avant de remonter enfin chez moi, la mort dans l'âme. Et cette humiliante comédie peut se reproduire une nouvelle fois deux heures plus tard...
Insensiblement, je m'isole. Je ferme ma porte à clé, je ne réponds plus au téléphone. Quand on frappe à la porte, je n'ose plus répondre: "Entrez." Je retiens mon souffle et j'attends que les pas s'éloignent. Je m'enfermais, je m'emmurais... Tous les liens sont rompus.

Même les amitiés?

Les amis sont encore plus paumés que les autres. Ils ne vous reconnaissent plus. Vous leur échappez et ils vous échappent.

"Trouver à ce moment-là un bien portant qui parle d'alcool sans dire de bêtises est quasiment impossible", dites-vous?

C'est vrai.

Quelles bêtises? Par exemple, ne pas dire...

La pire des choses est de se taire. Si une femme assiste à la dégringolade de son mari, il faut qu'elle lui parle. Ne pas croire que ça va s'arranger. Ça ne s'arrange jamais. Lorsque quelqu'un est sur les rails de la maladie alcoolique, il ira jusqu'au bout sans s'arrêter aux stations. Mais s'ils parlent ensemble, tout peut être sauvé. S'ils se sont aimés au début, tout reviendra. Au long de quatorze années de sobriété, j'ai toujours vu ça. Je le dis d'expérience je n'ai même vu que ça! Si deux êtres se sont aimés, même si l'un des deux boit, s'ils continuent à se parler, rien n'est perdu.

Mais que dire à son mari qui boit?

Madame, si votre mari est alcoolique, parlez-lui! Dits-lui qu'il est malade. D'une maladie grave. Beaucoup plus grave qu'il ne le croît et que vous ne croyez. Il y a de la mort qui rôde. Dites-lui que le père Duval a failli se ficher en l'air parce que tout le monde se taisait. La médecins se taisaient. Ma famille se taisait. Mes supérieurs se taisaient. Mes amis se taisaient. Les bistrots se taisaient... Si vous, sa femme, ne lui dites rien, personne d'autre ne lui dira. Sur le moment, il vous donnera peut être une baffe: parce qu'il ne peut pas réagir autrement devant la vérité. Mais il ne vous on voudra jamais; au contraire, il vous en remerciera cent fois. Même s'il ne le manifeste pas. Il ne le peut pas encore. Mais en lui-même, il se dit: " Elle m'aime encore assez pour me dire une vérité douloureuse. Il n'y a que cette voie: celle de la vérité."

A un moment, père Duval, vous avez voulu mourir...

Oui... J'étais là à mon bureau. Ne pouvant plus me supporter tel que je suis ni supporter le monde tel qu'il est. J'ai voulu m'en aller vers les pays heureux.

Vous partiez sans peur?

Aucune. Quand on n'est qu'un petit bonhomme de bonne volonté, on n'a pas peur de mourir. Ma mère n'a pas eu peur... Enfin arriver à tout comprendre: le mal, la bêtise des gens et surtout la mystérieuse obstination de Dieu à se cacher. Comprendre le bien aussi, la beauté, le pardon, la tendresse...

Il y a du suicide dans l'alcool...

Toujours. Dans l'assoupissement qu'il provoque, il y a déjà comme un consentement à la mort où l'on s'en remet à Dieu si l'on est croyant. Ou à la vie ou à la terre...

Vous ne mourrez pas car quelqu'un arrivera. L'hôpital vous tirera d'affaire et, trois semaines plus tard, deux de vos amis vous conduiront dans la clinique du docteur Fouquet...

Un alcoologue qui me parle avec intelligence et amitié. Et, tout à coup, je comprends tout: je suis alcoolique! Mes malaises, mes angoisses, mes horribles nuits, c'était donc ça ?

Vous ne saviez toujours pas!

Aussi incompréhensible que cela paraisse, je ne le savais pas! Je vous le disais, je n'ai jamais été soûl, je buvais peu. L'alcoolique, du reste, n'est pas toujours un gros buveur. Mais, en réalité, la quantité importe guère. Ce qui compte, c'est la manière dont l'esprit et le foie accueillent l'alcool.

Nous n'allons pas reprendre toutes les étapes de votre guérison... Mais un jour vous avez su que vous sortiriez du trou. C'était le 20 mars 1970!

Ce jour-là, une jeune femme est venue me prendre à la porte de la clinique "Je m'appelle Christiane, je suis alcoolique et je viens vous chercher pour la réunion de ce soir." Je n'en revenais pas. Elle est alcoolique et elle le dit!
Je suis allé avec elle à cette réunion et, devant vingt hommes et femmes, tous plus jeunes que moi, j'ai dit pour la première fois: "Je m'appelle Lucien et je suis alcoolique." Si vous saviez le choc que l'on reçoit en disant ces mots! A haute voix! En public! Tout seul, je me le disais depuis un an, mais jamais je n'avais osé le dire, pas même à un copain quand j'étais revenu à Nancy. Pour la première fois enfin, publiquement, je fondais ma vie sur cette vérité. Vérité douloureuse, mais vérité capitale : "Je m'appelle Lucien et je suis alcoolique."

Et à partir de ce moment-là, quelque chose se passe...

Quelque chose de très mystérieux... Cette vérité qui était trop lourde pour soi tout seul on la porte maintenant avec d'autres. "Je m'appelle Lucien et je suis alcoolique." Et les autres me regardent. Et nous scellons une amitié, à la vie et à la mort. Un respect à la vie et à la mort. Une confiance à la vie et à la mort. Quelque chose de monumental se fissurait dans ma tête: la honte. Et puis la raideur. Et puis le désespoir... Fabuleux! Comme si nous autres chrétiens qui n'avons pas assez de courage, nous nous mettions à dire devant la communauté rassemblée:
- Je tiens à avouer que j'ai volé 1000F!
- Que j'ai humilié mon voisin!
- Que j'ai été dédaigneux et fricailleur !
- Que j'ai trompé n'a femme. Je lui ai d'ailleurs demandé pardon, mais j'en demande aussi pardon à la communauté !
Le jour où les chrétiens se mettront à vivre comme ça, il y aura une révolution, je vous préviens!

Nous guérirons aussi... Comme guérit l'alcoolique!

A coup sûr. On serait guéri de la peur, de la méfiance... De la peur des autres, de la peur de leur jugement sur nous. L'humilité guérit de tout. Cela nous a été dit d'ailleurs: "Celui qui s'abaisse sera élevé." Si l'on ne comprend pas, qu'on essaie!

Être humble, mais s'aimer! S'aimer soi-même. Ce que conseille Pierre, alcoolique guéri, dès votre première rencontre, je crois: "Aime-toi, Lucien."

Ah oui! S'aimer soi-même... Pierre avait bien vu où était le nœud de ma maladie. C'est dangereux d'être pris par la frénésie de faire du bien aux autres, car à trop jouer au Saint-Bernard on risque de picoler au tonneau, en pleurant sur le sort de naufragés. "Aime-toi, Lucien."
J'avais tout à apprendre de cette sagesse. Il faut aimer la pauvre bête qui est en nous.

On ne vous avait pas appris ça?

Jamais. Ni ma mère ni surtout les jésuites.

Mais à votre mère non plus on ne l'avait pas appris...

Non, mais elle était très équilibrée. Tout son bonheur réel était d'aimer ses enfants qui le lui rendaient bien. Tandis que moi, je vivais aux dépens de mon bonheur... Contre mon bonheur.

Et les jésuites n'avaient rien arrangé...

Ne dites pas les jésuites. Dites certains jésuites. Un père directeur en particulier. Je sortais d'un milieu pauvre et humilié. Or, au lieu de me dire: "Tu n'es qu'un fils de paysan mais sois-en fier; tu as reçu la vocation de Jésus-Christ, alors vas prêcher l'évangile!", on me forçait à m'humilier encore plus en m'obligeant, par exemple, à me mettre à genoux devant tout le monde, pour avoir marché trop vite dans un couloir, ou pour avoir eu un regard de travers... Pour de telles bêtises, de telles gamineries, il parlait avec l'autorité de Dieu!
Alors, à la timidité répond la méfiance. A la méfiance la fuite. A la fuite, une méfiance plus grande encore...

Jusqu'à la fuite dans l'alcool?

Justement... Et j'ai continué de souffrir de cette insécurité de lièvre, même plus tard quand je chantais. Dans cette insécurité il y avait l'essentiel de ma maladie. Mais qu'y pouvais-je? J'étais bâti comme ça... Pour me faire insécuriser par des gens peu intelligents. On ne devient pas alcoolique à cause des choses mais à cause des gens. Ni par vice... Mais parce qu'on ne peut pas faire autrement.
Parce qu'on est fragile... Et parce qu'on n'a pas eu son compte de ciment au moment où l'on construisait sa maison, elle restera toujours friable.

Pourtant, vous avez eu une enfance heureuse, vous avez été aimé...

Une enfance très heureuse, oui. Ce n'était pas la vie elle-même qui me faisait peur. Ni la mort chez un voisin. Ni un incendie chez un cousin. Ni la tempête qui couchait les blés. Ces choses-là ne peuvent faire un alcoolique. Elles ne s'attaquent pas à l'âme... L'insécurité est venue plus tard. Quand je me suis retrouvé dans la ville, à l'école, puis au collège, puis chez les jésuites...

Mais sans cette insécurité, vous n'auriez peut-être pas trouvé les mots, ni la musique pour les chanter...

Évidemment. Et je n'aurais pas aimé Jésus-Christ comme je l'aime. Je ne regrette rien de ce qui s'est passé, pour devenir ce que je suis. Le petit gamin avait raison de rêver en regardant la lune quand un maître d'école le poussait aux larmes, quand un libraire ricanait de son petit bon Dieu, quand un père supérieur l'humiliait en le faisant mettre à genoux... L'homme à la guitare aussi avait raison, lui qui rêvait de gens qui ne soient pas durs entre eux, qui ne trichent pas sur leur vraie valeur, pour qui les difficultés soient légères aux épaules fragiles... Ce rêve, aujourd'hui, est devenu réalité grâce aux alcooliques que j'ai rencontrés.

Ainsi, l'alcoolisme serait une maladie de l'âme. Une maladie mystique comme vous l'écrivez...

Le mystique c'est celui qui voit la face cachée de la lune, la face cachée de la terre qu'est le ciel. Ce que voit l'alcoolique précisément. Et s'il devient méchant ou s'il devient triste, c'est parce qu'il ne peut mettre en accord ce qu'il rêve et ce qu'il fait. Ce qu'il rêve et ce qu'il voit.

Je ne regrette rien de ce qui s'est passé, me disiez-vous tout à l'heure...

C'est vrai. C'est la plus grande grâce qui m'ait été faite finalement. Avec le baptême qui m'a donné la foi.

Plus que l'aventure de la chanson?

La chanson n'est rien à côté de ce que j'ai vécu avec l'alcool! La chanson c'est l'itinéraire de quelqu'un qui vit, qui marche, qui se fait applaudir. Avec l'alcool j'étais mort... Et je suis ressuscité. Tous les alcooliques, morts et ressuscités comme moi, comprennent très bien ce que je dis.

Aujourd'hui, père Duval, vous aidez d'autres alcooliques à ressusciter...

J'essaie. Je suis là pour eux... Pour les écouter, parler avec eux. Je vais d'ailleurs bientôt créer un "SOS alcool". Je vous en parle pour la première fois! Un numéro de téléphone où l'on pourra m'appeler. Toute la nuit. Car, par expérience, je sais que la nuit est terrible pour un alcoolique, c'est l'heure où le désespoir attaque.

Vous chantez encore?

Mais oui... Ce matin encore, on m'a écrit pour me demander d'aller chanter à Châtenay-Malabry le 22 mars et j'ai répondu oui. Je chante toujours. Gratuitement. Toujours gratuitement...

L'argent ne vous intéresse pas...

S'il m'avait intéressé, je ne serais pas devenu alcoolique. On ne peut pas aimer Dieu et l'argent... Mais on peut aimer Dieu et l'alcool. Si j'aimais l'argent, j'aurais aussi choisi un grand éditeur parisien pour publier mon livre... J'ai eu des propositions d'une très grosse maison d'édition, mais j'ai dit non.

Justement, pourquoi avoir choisi un petit éditeur comme Salvator?

Pour rester petit et montrer que le fric ne suffit pas à tout. Que la force et le rayonnement de la vérité peuvent se passer de lui...

Du temps qui vous reste maintenant, que ferez-vous?

Je ne fais pas de projets car, dans ma vie, tout a toujours tourné autrement que je ne le prévoyais. L'aventure de la chanson a été totalement imprévue, non voulue, on m'a dit de chanter et j'ai chanté! Et puis, le Bon Dieu m'a laissé tomber dans l'alcool et le désespoir: j'ai bu et désespéré au point de vouloir mourir! Maintenant, je m'aperçois qu'il y a des copains à aider, alors je les aide! Demain, je verrai bien...

Vous n'avez jamais douté de Dieu...

Jamais. Et plus j'avance, plus je crois en lui... Parce qu'il m'a sauvé de ma demi folie et de la mort.





dilluns, 28 d’abril de 2014

El Descobert



Rothko 1958


"Dieu n'est pas une invention, c'est une découverte. En cette question, qui se pose, tôt ou tard, de façon personnelle, inévitable et aigüe, toute la différence est là: entre le choix de l'athée et la vocation du mystique."


Louis Massignon (1883-1962)


diumenge, 27 d’abril de 2014

Aggiornamento
















Avui, dia de la Mare de Déu de Montserrat, en que ha estat proclamat sant el papa Joan XXIII, el papa de l'aggiornamento, us proposem un exercici pràctic en aquesta línia, una actualització de la "Visita espiritual a la Mare de Déu de Montserrat" del bisbe Torras i Bages (gràcies a la Lourdes Encinas per oferir-nos aquesta oportunitat).


VISITA ESPIRITUAL A LA MARE DE DÉU DE MONTSERRAT

(després de cada invocació es pot resar una Ave Maria o bé es pot dir aquesta antífona: Santa Maria, Mare de Déu, intercediu per nosaltres prop del Senyor.)

I.- Mare de la divina gràcia, encarnació de l’eterna Saviesa que donà ordre i harmonia a la potència creadora de Déu, Vós que portareu al món el fill de Déu, aconseguiu per al vostre poble català i per a tots els pobles la possibilitat de viure en pau i llibertat.

II.- Mirall de justícia, tron de saviesa, porta del cel, feu que el nostre poble sigui just, honest i generós en els seus comportaments públics i privats.

III.- Mare amable i admirable, model de docilitat, que acceptàreu la voluntat de Déu anunciada per l’arcàngel Gabriel, feu que siguin desterrades d’aquest poble vostre la frivolitat, la inconstància i l’oblit del que és fonamental.

IV.- Rosa de caritat, foc que sense consumir escalfa, verge venerable, clement i digna de confiança, traieu de Catalunya l’esperit de discòrdia, ajunteu tots els seus fills amb cor de germans i feu que mai no es desfaci aquest poble català que Vós espiritualment engendrareu.

V.- Mare puríssima, vas espiritual insigne, feu que la pau regni al cor dels catalans i la bona convivència presideixi les seves viles.

VI.- Verge poderosa i auxiliadora, mitjancera de totes les gràcies, des del vostre alt castell de Montserrat, protegiu de desgràcies i defenseu d’enemics de tota mena la terra catalana que teniu encomanada.

VII.- Mare del bon consell, verge prudentíssima, estel del matí, guieu al poble català per camins assenyats i feu-lo valent i tenaç en la defensa de la seva identitat.

Oració
Oh Déu, vós que concediu tots els béns, i que glorifiqueu amb un culte insigne la muntanya escollida per l’excelsa mare del vostre Fill, feu que, ajudats amb la poderosa protecció de la immaculada sempre verge Maria, puguem arribar a Crist, Senyor nostre. Amén.



dissabte, 26 d’abril de 2014

Coneixement i creació



Derain 1906


"La plenitud no es una realidad objetiva que se pueda conocer, es una dimensión que hay que crear, que es algo muy diferente, y sólo se conoce creándola y recreándola y mientras se la crea. De manera que nunca se la podrá conocer objetivamente y aplicar como verdad conductora del proyecto humano."


J. Amando Robles (a "La cualidad humana, fuente de equidad y justícia", CETR Editorial, pp. 36-37)



divendres, 25 d’abril de 2014

Tant ha canviat el món?



"Precisament pel fet d'haver inventat tants instruments per a estalviar temps estem ara tots tan perseguits per la manca de temps. Les causes d'aquest resultat imprevist es veuen amb facilitat un cop el resultat s'ha fet patent. El nombre de persones a les que podem arribar, per tren, automòbil, avió o telèfon és tan superior al nombre d'aquells amb els que en temps passats ens podíem comunicar, que aquest increment supera enormement les possibilitats de guany de temps en qualsevol contacte humà singular."

(C.F. von Weizsäcker, a les Conferències Gifford de la Universitat de Glasgow els anys... 1959-1961!!!)


“El happy end y, en general, la felicidad hedonista lograda “tocando un botón”, el erotismo, la técnica eléctrica y mecánica al servicio de la existencia cotidiana, la comunicación entre el sueño y la vida real, la mitología de las que, no por casualidad, se llaman “estrellas” del cine, la diversión, la aventura y la juvenilización permanente de la vida, son algunas de las notas de esta utopía del presente que el Occidente ha levantado.”

(José Luis López Aranguren, en una conferència a la Fundació Cini de Venècia el setembre de... 1962! )


Potser les coses no han canviat tant, qualitativament parlant, en els darrers cinquanta anys...



dijous, 24 d’abril de 2014

La religió com a bé públic





"No tenir religió no significa veure les religions com una font inevitable i fatal de mals per a la humanitat, sinó que és possible exactament el contrari: no tenir religió i creure que una societat on les conviccions religioses estiguin sincerament arrelades -i estiguin associades a un ideal de convivència, de tolerància i de respecte mutu- pot ser millor que una societat on això no existeixi. La presència del factor religiós pot ser percebuda com un bé públic, fins i tot per a qui no en comparteix els fonaments. Certament, en unes determinades condicions. Però en unes condicions que a hores d'ara semblen possibles, si més no en una part important del planeta. Potser, lamentablement, no en tot. Ni amb relació a totes les formes d'entendre la religió."


Vicenç Villatoro a Amb Déu o sense, Fragmenta Editorial, Barcelona 2012, p. 167



dimecres, 23 d’abril de 2014

Resposta a Job XX



Chagall 1963


Vintè capítol del text "Resposta a Job" (1952) de Carl Gustav Jung


El lector haurà vist ja amb prou claredat que el desenvolupament exposat en les pàgines anteriors de certes magnituds simbòliques correspon a un procés de diferenciació de la consciència humana. Però com que els arquetips -segons hem mostrat al principi- no es refereixen només a simples objectes de la representació, sinó també a factors autònoms, és a dir, éssers vivents, la diferenciació de la consciència pot entendre’s com a efecte de l'acció de dinamismes condicionats transcendentalment. En aquest cas serien els arquetips els que realitzarien les transformacions primàries. Però com que en la nostra experiència no hi ha cap situació que pugui ser observada introspectivament fora de l'ésser humà, el comportament de l'arquetip no pot ser investigat sense la intervenció de la consciència que l'observa. Per això no es pot donar cap resposta al problema de si el procés comença en la consciència o en l'arquetip, llevat que, en contradicció amb l'experiència, es vulgui despullar l'arquetip de la seva autonomia, o es vulgui reduir la consciència a una simple màquina. Però sens dubte estarem en perfecte acord amb la consciència psicològica si concedim a l'arquetip cert grau d'autonomia, i a la consciència certa llibertat creadora, corresponent al seu grau de consciència. D'aquí sorgeix una interacció mútua entre aquests dos factors relativament autònoms, i això ens obliga, en la descripció i aplicació dels fenòmens, a presentar unes vegades a un factor i altres l'altre com el subjecte actuant; això passa també quan Déu es fa humà. La solució que s'ha vingut donant fins ara ha eludit aquesta dificultat reconeixent un sol humà-Déu: Crist. Però la inhabitació de la tercera persona divina, és a dir, de l'Esperit Sant, en l'ésser humà, origina una cristificació d'una gran quantitat d'humans, i llavors sorgeix el problema de si aquests altres humans-déus ho són totalment. Però aquesta transformació portaria a conflictes insuportables, fins i tot prescindint de la inflació inevitable a la que sucumbirien immediatament els mortals corrents, no alliberats del pecat original. En aquest cas el millor és recordar Pau i l'escissió de la seva consciència; ell, d'una banda, se sent a si mateix com apòstol anomenat i il·luminat directament per Déu; d'una altra, se sent com a ésser humà pecador, que no és capaç d'escapar a l’"agulló en la carn" ni a l'àngel satànic que el turmenta. Això vol dir que encara l'ésser humà il·luminat segueix sent el que és, i que mai passa de ser un jo limitat enfront d'aquell que en ell habita, la figura del qual no té límits cognoscibles, que l'envolta per tot arreu, profund com els fonaments de la terra i vast com el cel.



dimarts, 22 d’abril de 2014

La joia



Rouault 1945


Parlar de l'experiència espiritual és molt difícil. Trobar textos que s'hi aproximin és tota una sort.

Aquests són de La joie, de Georges Bernanos (1929):

"Était-ce l'oraison? A vrai dire, elle n'en savait rien, et d'ailleurs elle n'eût pas osé appeler ainsi ce qui n'était encore pour elle q'une étrange suspension de la douleur et de la joie, ou le lent évanouissement de l'une et de l'autre en un sentiment unique, indéfinissable, où semblaient se fondre la tendresse, la confiance, une recherche inquiète et pourtant suave, et quelque chose encore qui ressemblait à la même pitié sublime qu'elle avait vue resplendir tant de fois dans les prunelles usées de son maître. (...) "Que Dieu s'est bien caché en vous! Qu'il y repose!", s'était-il écrié un jour, d'une voix tremblante. Il avait emporté sa part de ce secret sous les ombres, et elle était désormais incapable de rien découvrir de la sienne à personne, car elle était très loin d'avoir la moindre idée de ce qui s'accomplissait en elle. (...) Que dire d'une soumission à Dieu si parfaite, si ingénue, qu'elle se distinguait à peine du cours modeste de la vie?" "Mais aujourd'hui, du moins à ces rares moments de bienheureux repos, les paroles s'évanouissaient d'elles-mêmes sur ses lèvres, sans qu'elle y prit garde. La tristesse refoulée, la pitié, ou plutôt l'espèce de crainte douloureuse, pleine de compassion, qu'elle sentait désormais devant chaque visage humain, tout ensemble éclatait dans son coeur en une seule note profonde."


Possible traducció:


"Era la pregària? En realitat, ella no ho sabia, i a més, ella no hauria gosat anomenar així el que encara no era per a ella més que una suspensió estranya del dolor i de la joia, o el lent esvaïment de l'una i l'altra en un sol sentiment, indefinible, on semblaven fondre's la tendresa, la confiança, una recerca inquieta i tot i això suau, i encara una altra cosa que s'assemblava a la mateixa pietat sublim que havia vist brillar tan sovint als ulls gastats del seu mestre. ( ... ) "Que bé que s'ha amagat Déu en tu! Que hi reposi!", havia exclamar un dia, amb una veu tremolosa. Ell s'havia endut la seva part d'aquest secret sota les ombres, i ella era en aquell moment incapaç de mostrar res de la seva a ningú, ja que estava molt lluny de tenir la més mínima idea del que li estava passant. ( ... ) Què dir d'una submissió a Déu tan perfecte, tan ingènua, que amb prou feines podia distingir-se del transcurs modest de la vida?" "Però avui, almenys en aquests rars moments de benaurat repòs, les paraules s'esvaïen per elles mateixes en els seus llavis, sense que ella hi anés amb compte. La tristesa reprimida, la pietat, o més aviat la mena de por dolorosa, plena de compassió, que ella sentia ara davant de cada rostre humà, tot esclatava alhora en el seu cor en una sola nota profunda."



dilluns, 21 d’abril de 2014

Resposta a Job XIX - L'assumpció



Chagall 1960


Dinovè capítol del text "Resposta a Job" (1952) de Carl Gustav Jung


La proclamació del nou dogma hauria pogut servir d'ocasió per investigar les seves arrels psicològiques. Per a mi ha estat molt interessant observar que, entre els molts articles publicats, tant per protestants com per catòlics, amb motiu de la declaració del dogma, no n'hi ha hagut ni un de sol, que jo sàpiga, que hagi posat prou de relleu el motiu indubtablement poderós d'aquesta declaració, és a dir, el moviment popular i les seves necessitats psíquiques. En l'essencial, els autors s'han acontentat amb erudites consideracions històric-dogmàtiques, que res tenen a veure amb l'esdevenir religiós viu. Però tot aquell que en els últims decennis hagi seguit amb atenció les aparicions tan freqüents de Maria, i hagi estudiat el seu significat psicològic, podia saber ja què era el que estava realment passant. El fet que la majoria de les vegades fossin nens els que tinguessin les visions, podia haver fet pensar, ja que en aquests casos actua sempre l'inconscient col·lectiu. Sembla a més que el mateix Papa va tenir diverses visions de la mare de Déu amb motiu de la declaració del dogma. Ja des de fa algun temps podia saber-se que corria per les masses un profund desig que la intercessora i mediadora ocupés per fi el seu lloc al costat de la Santíssima Trinitat i fos rebuda "a la cort celestial com a reina del cel i esposa de Déu". Des de fa més de mil anys es donava per fet que la mare de Déu es trobava al costat de la Trinitat, i per l'Antic Testament sabíem que la Saviesa es trobava al costat de Déu ja abans de la creació. La teologia dels reis de l'antic Egipte ens diu que Déu pot fer-se humà a través d'una mare humana, i ja en la prehistòria se sabia que la protoessència divina abastava el masculí i el femení. Però una veritat d'aquest gènere no s'obre pas en el temps fins que no és proclamada o redescoberta solemnement. Psicològicament és significatiu pel que fa a la nostra època el que l'esposa celestial s'hagi unit amb el seu marit l'any 1950. Per interpretar aquest esdeveniment cal tenir en compte naturalment no només els arguments adduïts per la butlla de la proclamació, sinó també la prefiguració continguda en les noces apocalíptiques de l'Anyell i en l'anàmnesi veterotestamentària de la Saviesa. La unió nupcial al tàlem celestial significa la hierogàmia; aquesta, al seu torn, és el pas previ a l'encarnació, és a dir, al naixement d'aquell salvador que és considerat des de l'Antiguitat com a filius solis et lunae, com a filius sapientiae i com a correspondència de Crist. Per això, quan al poble hi ha el desig d'enaltir a la mare de Déu, aquesta tendència significa, si arriba fins a la seva meta, el desig que neixi un salvador, un pacificador, un mediator pacem faciens inter inimicos. Encara que aquest salvador ha nascut ja des de sempre al pleroma, el seu naixement en el temps no pot produir-se si no és percebut, conegut i declarat (declaratur) per l'ésser humà.

El motiu i el contingut del moviment popular, que pot haver contribuït a decidir el Papa a realitzar la transcendental declaratio solemnis del nou dogma, no és un nou naixement de Déu, sinó la seva progressiva encarnació, que va començar en Crist. Els arguments crític-històrics no estan a l'altura del dogma, més encara, aquests arguments no l'encerten, com tampoc ho fan els gens objectius temors expressats pels arquebisbes anglicans. En primer lloc, la declaració d'aquest dogma no modifica la concepció catòlica existent des de fa més de mil anys, i en segon lloc, el desconeixement del fet que Déu vol fer-se humà eternament i que, per això, s'encarna progressivament en el temps a través de l'Esperit Sant, és molt greu, i no pot significar sinó que el punt de vista protestant expressat en aquests temors no està a l'altura dels temps, ja que no entén els senyals de l'època i no presta atenció a l'acció progressiva l'Esperit Sant. El punt de vista protestant ha perdut el contacte amb els poderosos processos arquetípics que es desenvolupen en l'ànima de l'individu i de les masses, i amb aquells símbols que estan destinats a servir de compensació a l'actual situació del món, que és veritablement apocalíptica (la repulsa del simbolisme psicològic per part del Papa podria explicar-se dient que el que al Papa li interessa principalment és accentuar la realitat de l'esdeveniment metafísic. A causa del menyspreu general que existeix per la psique, tot intent d'arribar a una intel·lecció psicològica adequada és sospitós per avançat de psicologisme. Naturalment cal protegir el dogma contra aquest perill. Però quan la física intenta explicar la llum, ningú creu que per això la llum vagi a desaparèixer. En canvi, de la psicologia es creu que tot el que ella aclareix, queda eo ipso entenebrit. Naturalment, no puc esperar que el meu especial i diferent punt de vista sigui conegut per qualsevol associació competent). El punt de vista protestant sembla haver sucumbit a un historicisme racionalista i haver perdut la capacitat de comprendre l'Esperit Sant, el qual opera en el més ocult de cada ànima. Per això, aquest punt de vista no pot comprendre ni assentir a una revelació ulterior del drama diví.

Aquest estat de coses m'ha incitat a mi, un llec in theologicis, a prendre la ploma per exposar la meva opinió sobre aquestes fosques coses. El meu intent té el suport de l'experiència psicològica que he pogut recollir en la meva llarga vida. Jo no menyspreo la psique, per això no crec que un esdeveniment psíquic es converteixi en fum quan se l'aclareix. El psicologisme és una manera de pensar encara primitiva i màgica, amb la qual s'espera poder desencantar la realitat de la psique, a la manera dels proctofantasmistes del Faust, que diuen:

"Però encara hi sou aquí? No, això és inaudit.
Desapareixeu; ja us hem explicat."

Seria equivocat identificar a mi amb aquest infantil punt de vista. Però m'han preguntat ja tantes vegades si crec o no en l'existència de Déu, que estic una mica preocupat que se’m pugui considerar, més del que jo mateix penso, com un "psicologista". El que la gent no veu, o no pot entendre la majoria de les vegades, és que jo considero la psique com una cosa veritable. Si es creu només en els fets físics, la conseqüència inevitable és pensar que l'urani, o si més no els aparells del laboratori, són els que han fabricat la bomba atòmica. Però això és tan absurd com voler fer-ne responsable a una psique no real. Déu és un fet evidentment psíquic i no físic, és a dir, és demostrable només psíquicament, però no físicament. A la gent no li ha entrat encara al cap que la psicologia de la religió es divideix en dos camps que cal mantenir netament separats: d'una banda hi ha la psicologia de la persona religiosa, i d'una altra la psicologia de la religió, és a dir, dels continguts religiosos.

Són principalment les experiències en aquest últim camp les que m'han donat el valor per implicar-me en la discussió del problema religiós i especialment en el pro et contra del dogma de l'assumpció, al qual, sigui dit de passada, considero com l'esdeveniment religiós més important després de la Reforma. Per a l'enteniment no psicològic aquest fet és una petra scandali: com pot ser proposada com a creïble una afirmació no comprovada, com és l'assumpció corporal de la Verge al cel? Per a l'enteniment psicològic, per contra, el mètode de les proves pontifícies és totalment clar, ja que es recolza, en primer lloc, en prefiguracions de les que no es pot prescindir sense més, i, en segon lloc, en una tradició oral de més de mil anys. Les proves de la presència del fenomen psíquic són, doncs, més que suficients. I en aquest cas no té cap importància que el que s'afirmi sigui un fet físicament impossible, ja que totes les afirmacions religioses són impossibilitats físiques. Si no ho fossin, haurien de ser tractades, com ja hem dit, per la ciència natural. Però les afirmacions religioses es refereixen totes a la realitat de l'ànima, i no a la physis. El que inquieta primer de tot al punt de vista protestant és la infinita aproximació de la deípara a la divinitat, i el fet que amb això es posi en perill la supremacia de Crist, a la qual el protestantisme s'aferra sense tenir en compte que la mateixa himnologia protestant està plena d'al·lusions al "marit diví", el qual ara, de sobte, es troba que no té una esposa de la seva mateixa categoria. O és que potser, psicologísticament, el "marit" no era entès més que com una metàfora?

Les conseqüències de la declaració pontifícia no es poden escamotejar, i fan que el punt de vista protestant quedi abandonat al odium d'una simple religió d'homes, que no coneix cap representació de la dona, alguna cosa semblant al mitraisme, al qual aquest prejudici va comportar molts desavantatges. És clar que el protestantisme no ha prestat atenció suficient als senyals de l'època, les quals apunten cap a la igualtat de drets de la dona. Aquesta igualtat de drets tendeix a assolir una fonamentació metafísica en la figura de la "dona divina", de l'esposa de Crist. Així com la persona de Crist no pot ser substituïda per una organització, tampoc la esposa de Crist pot ser substituïda per l'Església. El femení exigeix tenir una representació tan personal com el masculí.

Però, segons l'opinió dogmàtica, la proclamació del dogma de l'assumpció de Maria no li ha donat l'estatus d'una deessa, encara que, com a Senyora del cel -en contraposició a Satanàs, príncep de l'àmbit aeri sublunar- i mediadora amb Crist, té funcionalment els mateixos drets que el rei i el mediador, Crist. Però en qualsevol cas la seva posició és suficient per satisfer les necessitats de l'arquetip. El nou dogma significa l'esperança renovada que es compleixi la nostàlgia, que mou el més profund de l'ànima, d'una pau i d'un equilibri dels contraris, que es troben en una tensió perillosa. Tots participem d'aquesta tensió i tots la vivim en la forma individual de la pròpia inquietud, i això tant més com menys es veu la possibilitat d'acabar amb ella per mitjans racionals. Per això no és estrany que, en la profunditat de l'inconscient col·lectiu i al mateix temps en les masses, sorgeixi l'esperança, més encara, l'espera d'una intervenció divina. La declaració pontifícia ha vingut a donar expressió consoladora a aquest desig. Com ha pogut succeir que el punt de vista protestant no ho hagi vist? Aquesta manca de comprensió només es pot explicar dient que els símbols dogmàtics i les al·legories hermenèutiques han perdut el seu sentit per al racionalisme protestant. Això mateix es pot dir, en certa mesura, de l'oposició que existeix també dins de l'Església Catòlica contra el nou dogma o contra l'elevació a dogma del que fins ara havia estat una simple doctrina. Però, en tot cas, un cert racionalisme li quadra millor al protestantisme que al catolicisme. Aquest últim deixa camp lliure al procés secular del símbol arquetípic i el fa triomfar en la seva forma originària, sense tenir en compte les dificultats de la seva intel·lecció ni les objeccions crítiques. L'Església Catòlica mostra així el seu caràcter maternal, en permetre que l'arbre que neix del seu propi si es desenvolupi segons les seves lleis pròpies. Per contra, el protestantisme, subjecte a un esperit paternal, no solament va sorgir d'una disputa amb l'esperit mundà del temps, sinó que prossegueix aquesta disputa amb els corrents espirituals de cada època, ja que el pneuma, d'acord amb la seva originària naturalesa aèria, és dúctil i es troba sempre en un corrent viu, comparable unes vegades a l'aigua i altres vegades al foc. El pneuma pot allunyar-se del seu lloc originari, pot extraviar-se i perdre's, quan és violentat en excés per l'esperit del temps. Per complir la seva missió, l'esperit protestant ha de ser inquiet i de vegades incòmode, ha de ser revolucionari, per assegurar així a la tradició la capacitat d'exercir influència sobre les transformacions de les intuïcions mundanes. Les sacsejades que l'esperit protestant pateix en aquesta discussió amb l'esperit del temps, transformen i vitalitzen al seu torn la tradició, la qual, en el seu procés lent i secular, arribaria finalment a una rigidesa total, i amb això a la ineficàcia. La pura crítica i l'oposició contra certs processos del cristianisme catòlic no li permetran al protestantisme més que portar una vida miserable, si no recapacita -recordant que la cristiandat està en dos campaments separats, o millor dit, està formada per una desunida parella de germans-, sobre el fet que, al costat de la defensa de la seva pròpia existència, ha de reconèixer també la justificació de l'existència del catolicisme. A un germà que per motius teològics volgués tallar a la seva germana gran el fil de la vida caldria qualificar-lo amb raó d'inhumà -i això fins i tot prescindint del cristianisme-, i viceversa. Una crítica purament negativa no és constructiva, la crítica està justificada únicament en la mesura que és creadora. Per això ens sembla que seria profitós que el protestantisme confessés, per exemple, que, si el nou dogma li ha produït un trauma, ha estat no només perquè aquest dogma il·lumina dolorosament la bretxa que existeix entre els dos germans, sinó també perquè dins del cristianisme ha tingut lloc, a partir de bases existents ja fa molt temps, un procés que allunya al cristianisme com a tal de l'àmbit de la concepció mundana, encara més del que fins ara l'allunyava. El protestantisme sap -o hauria de saber- el molt que la seva existència deu a l'Església catòlica. Doncs què seria del protestantisme si no pogués protestar i criticar? A la vista de l' escàndol intel·lectual que el nou dogma significa, el protestantisme hauria de recordar la seva responsabilitat crítica ("que potser jo sóc el guardià del meu germà?") i investigar amb tota serietat les raons que, obertament o encobertament, han estat decisives per a la declaració del nou dogma. Seria bo prescindir de fàcils sospites, i acceptar que darrere de la declaració s'oculta alguna cosa més important que el caprici del Papa. Seria de desitjar que el protestantisme comprengués que el nou dogma li dóna una nova responsabilitat davant l'esperit mundà de l'època, ja que no pot desautoritzar sense més ni més davant els ulls del món a la seva per a ell problemàtica germana. El protestantisme, si no vol perdre la seva pròpia estimació, ha de ser just amb la seva germana, encara que aquesta no li resulti simpàtica. El protestantisme podria aconseguir-ho, per exemple, si aprofitant aquesta bona ocasió, es plantegés el problema del que signifiquen, més enllà de la seva literalitat, no només el nou dogma, sinó totes les altres afirmacions més o menys dogmàtiques. Com que la seva dogmàtica, capritxosa i vacil·lant, i la seva estructura eclesiàstica, laxa i esquerdada per divisions, no li permeten al protestantisme romandre rígid i inaccessible a l'esperit del temps i com que, a més, per la seva responsabilitat envers l'esperit, està destinat a ocupar-se del món i dels seus pensaments, seria bo que, amb ocasió de l'entrada de la mare de Déu en el tàlem celestial, el protestantisme afrontés la tasca de realitzar una nova interpretació de les tradicions cristianes. Ja que es tracta de veritats que estan profundament arrelades en l'ànima, i de les que ningú que tingui un bri d'intel·ligència pot dubtar, dur a terme aquesta tasca ha de ser possible. Per a això es necessita llibertat d'esperit, que, com sabem, només està garantida en el protestantisme. Per a l'orientació històrica i racionalista, l'assumpció significa una bufetada a la cara, i ho seguirà significant mentre vulgui seguir aferrada als arguments de la raó i de la història. Ens trobem aquí davant d'un cas claríssim que demana ser entès psicològicament, ja que el mitologema que aflora és de tal manera clar, que seria necessària una ceguesa intencionada per no veure la seva naturalesa simbòlica o la seva possibilitat de ser interpretat simbòlicament.

La dogmatització de l'assumpció de Maria fa referència a la hierogàmia que té lloc al pleroma; al seu torn, com ja hem indicat, aquesta hierogàmia significa el naixement futur del nen diví, el qual, d'acord amb la tendència de Déu a l'encarnació, triarà l'ésser humà empíric com a lloc del seu naixement. Aquest esdeveniment metafísic és reconegut per la psicologia de l'inconscient amb el nom de procés d'individuació. En la mesura que aquest procés es realitza, generalment de manera inconscient, com ho ha fet sempre, té el mateix significat que té la gla per l'alzina, la vedella per a la vaca i el nen per a l'adult. Però si el procés d'individuació es fa conscient, la consciència ha d'enfrontar-se a l'inconscient i trobar un equilibri entre els contraris. Com que això no és possible lògicament, l'única solució són els símbols, els quals fan possible la unió irracional dels contraris. Els símbols són produïts espontàniament per l'inconscient i són amplificats per la consciència. Els símbols centrals d'aquest procés descriuen el Si mateix, és a dir, la totalitat de l'ésser humà, el qual es compon del conscient i dels continguts de l'inconscient. El Si mateix és l'”ésser humà ple”, els símbols són el nen diví o els seus sinònims. Aquest procés, que aquí hem esquematitzat sumàriament, es pot observar constantment en l'ésser humà modern, o es pot estudiar en els documents de la filosofia hermètica de l'Edat Mitjana. Un es queda sorprès del paral·lelisme dels símbols quan coneix ambdues coses: la psicologia de l' inconscient i l'alquímia.

La diferència entre el procés d'individuació natural que passa inconscientment i el que s'ha fet conscient, és molt gran. En el primer cas la consciència no intervé en absolut. En el segon cas, en canvi, són tantes les tenebres que es posen a la llum, que, d'una banda, la personalitat queda il·luminada, i, d'una altra, la consciència s'eixampla inevitablement i guanya en amplitud de visió. El diàleg entre l'inconscient i la consciència no només fa que la llum que il·lumina les tenebres sigui compresa per elles, sinó també que la llum comprengui a les tenebres. El filius solis et lunae és tant símbol com a possibilitat de la unió dels contraris, és l'alfa i omega del procés d'individuació, és el mediator, el intermedius. Habet mille nomina, deien els alquimistes, i amb aquestes paraules volien indicar que allò del que brolla causalment el procés d'individuació i al que tendeix, és una cosa inefable i sense nom.

Només per mitjà de la psique podem demostrar que la divinitat obra sobre nosaltres, però no podem distingir si aquests influxos vénen de Déu o de l'inconscient, és a dir, no podem determinar si la divinitat i l'inconscient són dues magnituds diferents. Tots dos són conceptes límits i significatius de continguts transcendentals. Però empíricament es pot confirmar amb probabilitat suficient que en l'inconscient apareix un arquetip de la totalitat, el qual es manifesta espontàniament en somnis, etc., i que hi ha una tendència, independent de la voluntat, a referir els altres arquetips a aquest arquetip central. Per això, sembla probable que l'arquetip de la totalitat ocupi per si mateix una certa posició central, que l’aproxima a la imatge de Déu. La semblança és confirmada de manera especial pel fet que aquest arquetip produeix símbols que han caracteritzat i simbolitzat ja des de sempre a la divinitat. Aquest fet permet certa restricció en la nostra afirmació anterior sobre la no diferenciabilitat del concepte de Déu i de l'inconscient: la imatge de Déu coincideix, exactament parlant, no amb l'inconscient com a tal, sinó amb un contingut especial d'aquest, amb l'arquetip del Si mateix. Però aquest arquetip ja no es pot distingir empíricament de la imatge de Déu. És cert que es pot postular arbitràriament una diferenciació d'aquestes dues magnituds. Però això no ens serveix per a res, ans al contrari, serveix únicament per separar l'ésser humà de Déu, amb la qual cosa es dificulta l'encarnació d'aquest últim. És cert que la fe té raó per a presentar davant els ulls de l'ésser humà la incommensurabilitat i la inasequibilitat de Déu, però la fe ensenya també la proximitat, la immediatesa de Déu i és precisament aquesta proximitat la que ha de ser empírica, si ha de tenir algun significat. Només conec com a real el que opera sobre mi. El que no opera sobre mi pot perfectament no existir. La dinàmica religiosa tendeix cap a la totalitat, i per això s'apodera de les imatges totalitàries ofertes per l'inconscient, les quals brollen de les profunditats de la naturalesa de l'ànima amb independència de la consciència.



diumenge, 20 d’abril de 2014

Rostres d'Uccello



Uccello 1450
Uccello 1450




El 1450, Paolo Uccello va pintar aquests preciosos retrats...


dissabte, 19 d’abril de 2014

Resposta a Job XVIII - El Déu tenebrós



Chagall 1966


Divuitè capítol del text "Resposta a Job" (1952) de Carl Gustav Jung


El problema és ara el problema de l'ésser humà. L'ésser humà té a les mans una terrible força de destrucció, el problema consisteix a si podrà resistir al desig d'usar-la, en si podrà refrenar aquest desig amb l'esperit de l'amor i de la saviesa. És gairebé impossible que l'ésser humà aconsegueixi això amb les seves soles forces. Per això necessita un advocat al cel, és a dir, el nen arrabassat per Déu, el qual porta a terme la "curació" i la integració de l'ésser humà, que fins ara estava fragmentat. Sigui quina sigui la significació de la totalitat de l'ésser humà, del Si mateix, empíricament aquesta totalitat és una imatge, produïda espontàniament per l'inconscient, de la meta de la vida, i està més enllà dels desitjos i dels temors de la consciència. Aquesta totalitat representa la meta a què ha d'arribar tot ésser humà, és a dir, la realització de la seva totalitat i individualitat, amb o contra la consciència. La força motriu d'aquest procés és l'instint, que té cura que sigui aconseguit tot allò que pertany a la vida individual, amb independència que el subjecte digui sí o no a això, o que el subjecte sigui o no conscient del que passa. Subjectivament és, per descomptat, molt diferent el que un sàpiga, visqui i entengui el que fa, i es declari o no responsable d'allò que intenta fer o ha fet. El que constitueix la consciència o la manca d'ella ho va formular ja Crist amb aquestes paraules: "Si saps el que fas, ets feliç, però si no ho saps, ets maleït i violes la llei." (Codex Bezae ad Luc. 6, 4) Davant el tribunal de la naturalesa i de la destinació la inconsciència no és una disculpa, al contrari, estan reservats grans càstigs per a la inconsciència. Per això tota naturalesa inconscient té nostàlgia de la llum de la consciència, encara que, d'altra banda, es resisteix a ella.

És cert que la presa de consciència de l'ocult, del que és guardat en secret, ens enfronta a un conflicte insoluble; això almenys li sembla a la consciència. Però els símbols, que venint de l'inconscient apareixen en els somnis, insinuen la confrontació dels contraris, i les imatges de la fi de la vida representen la seva feliç unificació. La nostra naturalesa inconscient ve aquí a la nostra ajuda amb una força empíricament comprovable. La missió de la consciència està en entendre les indicacions de la natura inconscient. Però encara que això no passi, el procés d'individuació segueix la seva marxa, només que en aquest cas sucumbim a aquest procés, i som arrossegats pel destí cap a aquell final inevitable al qual hauríem pogut arribar pels nostres propis passos, si haguéssim tingut paciència i ens haguéssim esforçat a temps per comprendre els "numina" de la destinació. El problema consisteix a si l'ésser humà serà capaç d'ascendir a un cim moral més alt, és a dir, a un nivell superior de la consciència, per poder resistir la força sobrehumana que li va ser facilitada pels àngels caiguts. Però l'ésser humà no pot seguir avançant en el seu camí si no coneix millor la seva pròpia naturalesa. Malauradament, en aquest aspecte hi ha una ignorància terrible i un rebuig no menys gran a augmentar el saber sobre la pròpia essència. De totes maneres, avui fins i tot els cervells dels que menys podia esperar-se no es tanquen ja a l'evidència que s'hauria de fer alguna cosa amb l'ésser humà en l'aspecte psicològic. Per desgràcia la paraula "hauria" delata que no se sap encara què fer i que no es coneix el camí que condueix a la meta. És cert que podem esperar en la immerescuda gràcia de Déu, que escolta les nostres oracions. Però Déu, que no sent les nostres oracions, vol també fer-se humà, i per això ha escollit, per mitjà de l'Esperit Sant, l'ésser humà creatural amb les seves tenebres: l'ésser humà natural, tacat pel pecat original, i al qual els àngels caiguts li han ensenyat les ciències i les arts divines. L'ésser humà culpable és adequat, i per això ha estat predestinat, per ser el lloc de naixement de la progressiva encarnació de Déu, però no l'ésser humà innocent, que renuncia al món i nega el seu tribut a la vida, ja que en aquest ésser humà el Déu de les tenebres no trobaria cap lloc per encarnar-se.

Des del Apocalipsi sabem de nou que no només cal estimar Déu, sinó que també ha de ser temut. Déu ens omple del bé i del mal; si no fos així, no se l’hauria de témer. I com que Déu vol fer-se humà, la conciliació de la seva antinòmia ha de tenir lloc en l'ésser humà. Per a l'ésser humà això representa una nova responsabilitat, l'ésser humà no pot donar ja l'excusa de la seva petitesa i la seva nul·litat, ja que el Déu de les tenebres ha posat a les seves mans la bomba atòmica i les armes químiques, i amb això li ha donat el poder de vessar sobre els seus proïsmes les apocalíptiques copes de la còlera. Com que el seu poder s'ha convertit, per dir-ho així, en un poder diví, l'ésser humà no pot continuar cec i inconscient. L'ésser humà ha de conèixer la naturalesa de Déu i les coses que estudia la metafísica, per entendre’s a si mateix i d'aquesta manera conèixer Déu.



divendres, 18 d’abril de 2014

dijous, 17 d’abril de 2014

L'Amagat



Rothko 1955


"Tot veritable coneixement de Déu comença pel reconeixement del fet que està amagat."

Karl Barth (1886-1968)


"La fe és en primer lloc un combat (...) és un combat i és una foscor. I la llum ve d'aquesta foscor i d'aquest combat. Se'ns demana molt. Déu és un Déu amagat."

Julien Green (1900-1998)



dimecres, 16 d’abril de 2014

Resposta a Job XVII - La mare i el nen



Chagall 1954


Dissetè capítol del text "Resposta a Job" (1952) de Carl Gustav Jung


Enfrontem-nos novament amb el problema del concepte paradoxal de Déu que ens ha estat desvetllat pel contingut de l'Apocalipsi. El cristianisme estrictament evangèlic no necessita enfrontar-se amb aquest concepte, ja que té com a contingut essencial de la seva doctrina un concepte de Déu que, en contraposició a Jahveh, coincideix amb la suma de tot bé. Les coses haurien marxat d'una altra manera si el Joan de les Epístoles hagués pogut o hagués hagut d'enfrontar-se amb el de l'Apocalipsi. Per als humans que van venir després, el fosc contingut de l'Apocalipsi va poder fàcilment ser deixat de banda, en aquest sentit, ja que els resultats específicament cristians no podien ser posats frívolament en perill. Però per a l'home d'avui el problema es presenta de manera diferent. Nosaltres hem experimentat coses tan inaudites i aterridores, que la qüestió de si aquestes coses es poden conciliar encara amb la idea d'un Déu bondadós és una qüestió candent. No es tracta aquí d'un problema teològic especial, sinó d'un malson perillós que afecta tota la humanitat, i al tractament del qual també pot, i potser ha de, aportar la seva paraula un profà en teologia.

A les pàgines anteriors he mostrat ja les conseqüències a les quals s'arriba inevitablement, segons crec, si es considera la tradició amb un common sense crític. Quan un es veu davant d'un concepte paradoxal de Déu, i al mateix temps, com a persona religiosa, mesura tota la transcendència del problema, es troba en la mateixa situació en què es trobava l'autor de l'Apocalipsi, del que podem suposar que era un cristià convençut. La seva possible identitat amb el Joan de les Epístoles descobreix tota la gravetat de la contradicció. En quina relació es troba aquesta persona amb Déu? Com suporta la insuportable contradicció que existeix en l'essència de la divinitat? Encara que no sabem res sobre com es va decidir la seva consciència, creiem que en la visió de la dona que apareix vestida amb el sol i que dóna a llum un nen és possible trobar un punt de suport per saber-ho.

La paradoxa de Déu esquinça també en antinòmies l'ésser humà i l'exposa a un conflicte pel que sembla insoluble. Què passa en aquesta situació? Aquí hem de deixar parlar a la psicologia, ja que ella és la suma de totes les observacions i coneixements reunits en la pràctica i el tractament de difícils conflictes. Hi ha, per exemple, col·lisions de deures de les que ningú sap com es poden resoldre. La consciència sap únicament que tertium non datur. En aquests casos el metge aconsella al pacient que esperi a veure si de cas l'inconscient provoca un somni, que proposi com a solució un tertium irracional, i per això ni previst ni esperat. Com mostra l'experiència, en els somnis apareixen de fet símbols de naturalesa unificadora, entre els quals són els més freqüents el tema del nen heroi i el de la quadratura del cercle, és a dir, la unió dels contraris. Aquell a qui no li siguin accessibles les experiències específicament mèdiques, pot trobar material per instruir-se en els contes i de manera especial en l'alquímia, ja que el veritable objecte de la filosofia hermètica és la coniunctio oppositoum. Aquesta filosofia designa el seu "fill", d'una banda, com a pedra (per exemple, com a carboncle) i, de l'altra, com a homunculus, o com a filius sapientiae i fins i tot com a homo altus. Aquesta mateixa figura la trobem també en l'Apocalipsi precisament en la dona vestida amb el sol. La història del seu part és una paràfrasi del naixement de Crist. Aquesta paràfrasi va ser repetida sovint pels alquimistes en forma modificada, ja que els alquimistes col·locaven a la seva "pedra" en el mateix pla que el Crist (i això, sense tenir relació amb l'Apocalipsi). Igualment passa que, sense relació amb l'alquímia, en els somnis dels humans moderns apareix aquest mateix tema en la forma i en les situacions corresponents, i sempre es tracta de la unió del clar i del fosc, com si nosaltres pressentíssim, com els alquimistes, el problema plantejat al futur per l'Apocalipsi. Entorn d'aquest problema van concentrar els seus esforços els alquimistes durant gairebé 1.700 anys, i aquest mateix problema aclapara encara l'ésser humà d'avui. L'humà actual sap en un aspecte més que els alquimistes, però en un altre aspecte sap menys. Per a l'ésser humà d'avui el problema no es redueix ja a la matèria, com els passava als alquimistes. Per contra, a l'ésser humà d'avui se li han aguditzat els problemes psicològics, i per això en aquest assumpte el que ha de parlar és el metge més aviat que el teòleg, que ha romàs adherit al seu vell idioma figuratiu. El metge, sovint molt contra la seva voluntat, s'ha vist obligat pels problemes de la neuroteràpia a estudiar més detingudament el problema religiós. Jo mateix, i amb raó, he hagut d'arribar als 76 anys abans de atrevir-me a estudiar realment la naturalesa d'aquestes "idees superiors" que decideixen el nostre comportament ètic, el qual és extraordinàriament important per a la vida pràctica. Aquestes idees són en últim terme els principis que determinen obertament o calladament les decisions morals, de les quals depenen la felicitat i la infelicitat de la nostra existència. Totes aquestes dominants culminen en el concepte positiu o negatiu de Déu. (Psicològicament, en el concepte de Déu hi entra tota idea de quelcom darrer, últim o primer, suprem o ínfim. No té importància el nom que en cada cas se li doni a aquesta realitat).

Des que Joan, l'Apocaliptic, va viure per primera vegada (potser inconscientment) el conflicte al que el cristianisme porta directament, la humanitat es troba sota el pes d'aquest conflicte: Déu va voler i vol fer-se humà. Per això sens dubte Joan va viure en la seva visió un segon naixement del fill de la Mare Saviesa, un naixement de Déu caracteritzat per una coniunctio oppositorum, que preludia el filius sapientiae, és a dir, la suma d'un procés d'individuació. Aquest és l'efecte produït pel cristianisme en un cristià dels primers temps que havia viscut molts anys i els havia viscut amb prou decisió per poder mirar el futur llunyà. La conciliació dels contraris està ja insinuada en el simbolisme de la destinació de Crist, és a dir, en l'escena de la crucifixió, en la qual el mediador penja entre dos lladres, dels quals un va al paradís i un altre a l'infern. Com no podia ser d'altra manera, en la concepció cristiana la contraposició havia d'estar entre Déu i l'ésser humà, i aquest últim va córrer el perill de ser identificat amb les tenebres. Això, i les insinuacions predestinacionistes de Jahveh, van influir fortament sobre Joan. Només uns pocs predestinats des de l'eternitat es salven, mentre que la gran massa de la humanitat sucumbeix a la catàstrofe final. És possible que la contraposició existent en la concepció cristiana entre Déu i l'ésser humà sigui una herència javística d'aquells primers temps en què el problema metafísic consistia exclusivament en la revelació de Jahveh al seu poble. La por a Jahveh era encara massa gran perquè ningú s'atrevís -tot i la gnosi de Job- a traslladar l'antinòmia a la divinitat mateixa. Però si s'accepta aquesta antinòmia entre Déu i l'ésser humà, s'arriba -vulgues no vulgues- a la conclusió cristiana: omne bonum a Deo, omne malum ab homine, amb el que, de manera absurda, la criatura és posada en contraposició al seu Creador, i se li imputa a l'ésser humà una grandesa gairebé còsmica o demoníaca en el mal. La terrible voluntat de destrucció que apareix en l'èxtasi de Joan ens dóna una idea del que significa contraposar a l'ésser humà el Déu del bé. Si es fa, es grava l'ésser humà amb la cara fosca de Déu, cara que en Job encara era al seu lloc correcte, és a dir, en Déu. Però en tots dos casos l'ésser humà és identificat amb el mal: en un cas, amb el resultat que l'ésser humà s'enfronta al bé, i, en l'altre, intentant ser tan perfecte com el seu Pare celestial.

La decisió de Jahveh de fer-se humà és un símbol del procés que s'inicia necessàriament quan l'ésser humà pren consciència de la imatge de Déu a la qual s'ha confrontat. (El concepte de Déu com a idea d'una totalitat abraçadora inclou també l'inconscient, és a dir, en contraposició a la consciència, també la psique objectiva, la qual es creua tan sovint amb les intencions i els desitjos de la consciència. L'oració, per exemple, enrobusteix el potencial de l'inconscient, d'aquí els efectes, sovint inesperats, de l'oració.) Déu opera des de l'inconscient de l'ésser humà i l'obliga a harmonitzar i coordinar les contínues influències contràries, a les quals es troba exposada la seva consciència per part de l'inconscient. L'inconscient vol dues coses : separar i unir. Però en els seus intents conciliadors l'ésser humà pot comptar sempre amb l'auxili d'un advocat metafísic, com ja va veure clarament Job. L'inconscient vol irrompre en la consciència per arribar així a la llum, però alhora ell mateix l'hi impedeix, doncs preferiria quedar inconscient; en altres paraules: Déu vol fer-se humà, però no del tot. El conflicte que hi ha en la seva naturalesa és tan gran que, davant la còlera de la cara fosca de Déu, l'encarnació només pot ser comprada amb el sacrifici expiatori de si mateix.

Déu encarnà primerament el bé, per crear així -com es pot sospitar- un lloc el més sòlid possible per a la ulterior assimilació de la seva altra cara. De la promesa del Paràclit podem deduir que Déu vol fer-se totalment humà, és a dir, vol tornar a engendrar i a néixer en la seva pròpia criatura fosca (és a dir, l'ésser humà no alliberat del pecat original). L'autor de l'Apocalipsi ens ha donat un testimoni de l'acció posterior de l'Esperit Sant en el sentit de l'encarnació progressiva. L'autor de l'Apocalipsi és un home creatural en què irromp, com un ventus urens, el Déu fosc de la còlera i de la venjança. (Potser aquest Joan fos el deixeble estimat, a qui en edat avançada se li va concedir intuir el que passaria més tard.) Aquesta irrupció pertorbadora crea en ell la imatge del nen diví, la imatge d'un salvador futur, nascut de la companya de Déu, la imatge del qual resideix en tot home, la imatge del nen diví que també va contemplar en una visió el mestre Eckhart. L'autor de l'Apocalipsi sabia que Déu no és feliç només en la seva divinitat, sinó que ha necessàriament de néixer en l'ànima de l'ésser humà. La encarnació de Crist és el paradigma que es realitza progressivament en la criatura per l'acció de l'Esperit Sant.

La nostra vida actual gairebé no té punt de comparació amb la de Joan, que era un cristià dels primers temps; per això en nosaltres, al costat del mal, pot irrompre encara en tot moment el bé en la forma de l'amor. No podem esperar, doncs, que en nosaltres es produeixi una voluntat de destrucció tan total com la de Joan. Almenys, jo no he observat en la meva experiència res semblant, a excepció de certes psicosi greus i de certes obsessions criminals. A causa de les diferències espirituals produïdes per la Reforma, i a causa principalment del desenvolupament de les ciències (que originàriament van ser ensenyades als humans pels àngels caiguts), nosaltres estem àmpliament barrejats amb la cara fosca, i per això estem en desavantatge en comparació amb la puresa dels sants dels primers temps (i àdhuc de temps posteriors). Però aquesta tenebra relativa nostra no ens serveix de res; és cert que pot atenuar el xoc dels poders dolents, però per altra banda ens fa més susceptibles al contagi i relativament incapaços de resistir. Per això necessitem més llum, més bondat i força moral, i hem de rentar el millor que puguem aquestes tenebres antihigièniques, perquè d'altra manera no aconseguirem acceptar i alhora suportar sense sucumbir al Déu fosc, que també vol fer-se humà. Però per aconseguir això són necessàries totes les virtuts cristianes, i no només elles -ja que el problema no és només moral-, sinó també la Saviesa, ja buscada per Job. En aquell temps la Saviesa estava encara oculta en Jahveh, és a dir, Jahveh no l'havia recordat. L'ésser humà superior i complet, que representa la nostra totalitat, transcendent a la consciència, en la figura del puer aeternus, vultu mutabilis albus et ater, ha estat engendrat per un Pare "desconegut" i ha nascut de la Sapientia. Faust hauria de transformar-se en aquest nen, i abandonar la seva envanida unilateralitat, que només veu el dimoni externament. En forma prefigurativa Crist va dir una vegada : "Si no us feu com nens...", com el nen, en què els contraris estan pròxims entre si, que neix de la maduresa de l'humà adult, no com el nen inconscient que es voldria seguir sent sempre. Com ja hem dit, Crist, preveient el que anava a passar, va fer al·lusió també al principi d'una moral del mal.

La dona vestida amb el sol i el seu nen apareixen en el corrent de les visions apocalíptiques com una cosa estranya, com quelcom desconnectat d'elles, com quelcom que no pertany a aquell lloc. Aquesta dona pertany a un altre món, a un món futur. Per això el nen, com el messies jueu, és de moment arrabassat per Déu, i la seva mare ha d’ocultar-se molt de temps al desert, en el qual és alimentada per Déu. El problema immediat no és ni molt menys el de la unió dels contraris, sinó el de l'encarnació de la llum i les tenebres; del que es tracta és de refrenar la concupiscentia i enfortir la civitas Dei amb vista a l'adveniment, que ha de tenir lloc després de mil anys, l'Anticrist, el qual, per la seva banda, anuncia els horrors dels últims temps, l'epifania del Déu colèric i venjador. L'Anyell convertit en un moltó demoníac ens dóna un nou evangeli, l’evangelium aeternum, que té com a contingut, per sobre de l'amor a Déu, el temor a Déu. Per aquesta raó, l'Apocalipsi, el mateix que tot procés clàssic d'individuació, conclou amb el símbol de la hierogàmia, de les núpcies del fill amb la dona-mare. Però aquestes núpcies tenen lloc al cel, en el qual no entra "cap cosa impura"; tenen lloc més enllà de l’assolat món. La llum s'uneix amb la llum. Aquest és el programa de l’eó cristià, que ha de realitzar-se abans que Déu pugui encarnar-se en l'ésser humà creat. Únicament en els últims temps es complirà la visió de la dona vestida amb el sol. El Papa, reconeixent aquesta veritat, i evidentment mogut per l'acció de l'Esperit Sant, ha proclamat, amb gran sorpresa dels racionalistes, el dogma de la Assumptio Mariae. Al tàlem celestial Maria s'ha unit, com a esposa, amb el seu Fill, i, com a Saviesa, amb la divinitat.

Aquest dogma és un dogma ple d'actualitat en tots els sentits, perquè, en primer lloc, realitza en forma figurativa la visió de Joan, fa relació, en segon lloc, a les núpcies dels últims temps, i reprodueix, en tercer lloc, l'anàmnesi veterotestamentària de la Saviesa. Aquestes tres coses preanuncien l'encarnació de Déu; la segona i la tercera, l'encarnació en Crist (les noces de l'Anyell reprodueixen la "annunciatio et obumbratio Mariae"), la primera, l'encarnació en l'ésser humà creat.